Harley-Davidson dément vouloir produire une petite cylindrée pour l’Inde

Comme pour la théorie Darwinienne, en affaire il faut savoir s’adapter pour survivre. A ce jeu, Harley-Davidson n’est pas en reste, et on distingue bien cette évolution au fil des années, vendant du rêve à qui veut bien l’entendre, basé sur son passé sulfureux de blouson noir.

Pour ce qui concerne l’Inde, il y a quelques temps, on vous parlait de l’ouverture d’une concession à Calcutta, nous apprenions que la MoCo trustait, avec 1000 ventes annuelle la 1er marche du secteur deux roues supérieur à 800cc avec 60% de part de marché. Une bien maigre consolation quand on voit que le marché Indien représente 13 millions de deux roues annuelles.

Pour prendre grappiller des ventes a Royal Enfield, Honda et Yamaha ont annoncés produire des modèles spécifiques et low-cost pour ce seul marché. Une petite cylindrée à prix agressif, et pratique pour les déplacements quotidien.

Selon les rumeurs, Triumph serait en passe de produire un modèle dédié au pays des épices, adapté spécifiquement aux besoins des usagers. D’après une interview de Anoop Prakash, Management Directeur de Harley-Davidson India, la Factory n’aurait pas dans ses cartons un projet spécifique pour contrer la concurrence. L’ambition, qui parait mirobolante, de croitre de 25% par an sur les 5 prochaines années ne sera donc pas porté par un projet au rabais qui ferait l’effet d’une bombe pour les fans de Harley-Davidson.

La solution pour le résident de la Juneau Avenue se trouve peut-être dans son passé. En 1960, afin de faire fasse aux petites cylindrées japonaises, la firme de Milwaukee racheta 49% de part du constructeur d’avions et de motos originaire de Varese en Italie, Aermacchi, afin de produire des véhicules répondant aux même besoin. Loin du V-Twin mythique, quelques modèles cross ou vitesse en 250cm3, comme la Baja ou la  Ala d’Oro rencontrèrent véritablement pour l’époque un succès dont Harley n’a pas à rougir.

Parfois, il faut quand même savoir ne pas prendre un marché pour en conserver un autre, et c’est peut être pour cela que le logo Bar & Shield est toujours en vie. Reste à voir si ce déni se confirme dans le temps, ou si, galvanisé par ce marché émergeant juteux, la MoCo en oubliera ses paroles.

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