Harley Davidson : une moto dedie au marche indien en 2014

Drapeau Inde  Harley DavidsonSi en mai dernier la MoCo démentait clairement vouloir produire une moto de petite cylindrée à destination du seul marché indien, il n’en reste pas moins qu’on est sait toujours pas comment la firme va gagner ces 25% de croissances annuelles des ventes sur 5 ans.

Avancé par Cyril Huze dans une publication du 18/12/2012, le célèbre blogueur américain indique qu’un moto serait produite à destination par et pour le marché indien. Pas de source dévoilé. L’article ne donne pas non plus, plus de détails, mais pour s’attaquer à la plus grosse part de marché existant, c’est à dire au deux roues moteurs inférieurs à 600cm3 représentant 12 millions d’unités annuelle, les résidants de l’avenue Juneau vont devoir revenir sur ses déclarations. Et il faut bien avouer que la concurrence est elle bien passée à l’offensive, comme Yamaha qui a récemment fait savoir qu’elle lancerait une production de sportive de 250cm3 de cylindrée à l’horizon 2014 pour ce marché qui a une croissance à deux chiffres.

Autre solution, autre possibilité. Et si le constructeur américain comptait juste sur l’augmentation de son réseau de revendeur qui passerait de 9 actuellement à 13 sur fin 2013, ou encore une attractivité intimement liée à la notoriété de la marque couplé à la croissance de ce pays. La marque continue de déployer, décliner et assembler son catalogue localement, avec un sixième modèle qui n’est autre que le Fat Boy, reporte le Deccan Herald dans un article du 19/12/2012.

Il est bon de rappeler, que l’introduction de la marque effectué en juillet 2010 aura vu les ventes montés à 1000 unités à fin 2011, et vise à présent les 2000 unités pour l’année 2012 avec une cible à 16000 unités vendues sur ce marché pour 2016. Le tout made in India!

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Harley-Davidson dément vouloir produire une petite cylindrée pour l’Inde

Comme pour la théorie Darwinienne, en affaire il faut savoir s’adapter pour survivre. A ce jeu, Harley-Davidson n’est pas en reste, et on distingue bien cette évolution au fil des années, vendant du rêve à qui veut bien l’entendre, basé sur son passé sulfureux de blouson noir.

Pour ce qui concerne l’Inde, il y a quelques temps, on vous parlait de l’ouverture d’une concession à Calcutta, nous apprenions que la MoCo trustait, avec 1000 ventes annuelle la 1er marche du secteur deux roues supérieur à 800cc avec 60% de part de marché. Une bien maigre consolation quand on voit que le marché Indien représente 13 millions de deux roues annuelles.

Pour prendre grappiller des ventes a Royal Enfield, Honda et Yamaha ont annoncés produire des modèles spécifiques et low-cost pour ce seul marché. Une petite cylindrée à prix agressif, et pratique pour les déplacements quotidien.

Selon les rumeurs, Triumph serait en passe de produire un modèle dédié au pays des épices, adapté spécifiquement aux besoins des usagers. D’après une interview de Anoop Prakash, Management Directeur de Harley-Davidson India, la Factory n’aurait pas dans ses cartons un projet spécifique pour contrer la concurrence. L’ambition, qui parait mirobolante, de croitre de 25% par an sur les 5 prochaines années ne sera donc pas porté par un projet au rabais qui ferait l’effet d’une bombe pour les fans de Harley-Davidson.

La solution pour le résident de la Juneau Avenue se trouve peut-être dans son passé. En 1960, afin de faire fasse aux petites cylindrées japonaises, la firme de Milwaukee racheta 49% de part du constructeur d’avions et de motos originaire de Varese en Italie, Aermacchi, afin de produire des véhicules répondant aux même besoin. Loin du V-Twin mythique, quelques modèles cross ou vitesse en 250cm3, comme la Baja ou la  Ala d’Oro rencontrèrent véritablement pour l’époque un succès dont Harley n’a pas à rougir.

Parfois, il faut quand même savoir ne pas prendre un marché pour en conserver un autre, et c’est peut être pour cela que le logo Bar & Shield est toujours en vie. Reste à voir si ce déni se confirme dans le temps, ou si, galvanisé par ce marché émergeant juteux, la MoCo en oubliera ses paroles.

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Harley-Davidson India vise les 25% par an d’augmentation de ses ventes sur 5 ans

Dans un précédent article, je vous parlais de pourquoi les Harley-Davidson se vendaient moins bien que les Royal-Enfield. La marque indo-britannique arborait des prix d’entrée de gamme 5 fois inférieurs à ce que pratiquait la MoCo. Pour faire baisser les coûts, la firme de Juneau Avenue commença, en première moitié 2011, a assembler une partie de sa production a destination du marché local dans son usine flambant neuve de Bawal, en Inde.

Lors de l’ouverture d’une nouvelle franchise à Calcutta, le dimanche 13 mai 2012, Anoop Prakash, directeur management de Harley-Davidson India a été interviewé sur le futur de la marque au bar & shield dans ce pays émergeant par l’agence PTI India.

De cet entretien, on y apprend que la MoCo table sur 1000 ventes sur l’année 2012 pour le marché local, cela parait peu, mais si l’on se réfère au 1600 ventes estimés pour le marché des moto supérieurs à 800cc, soit plus de 60% de ce seul secteur, replacé dans ce contexte, ce chiffre prend une toute autre mesure. La croissance prévue sur les 5 prochaines années devraient se situer aux alentours de 25%.

Autre chiffre intéressant, celui du gain financier directement répercuté sur l’acheteur final en Inde avec un modèle de production locale par rapport à un modèle importé des Etats-Unis. Pour un Sportster, le premier prix affiché en import serait de 70 000 Roupies Indiennes (soit 10 120€) contre 56 000 Roupies Indiennes pour une production « Made In India » (soit 8096€) soit une économie finale de 20%.

La fondeur de Milwaukee, avec 8 revendeurs officiels en Inde, prévoit d’ouvrir deux nouvelles échoppes avant la fin de l’année. Vu que 30% de ces ventes viennent de villes de plus petites tailles, les prochaines annonces d’ouvertures ne devraient plus concerner les grandes villes indiennes.

Il ne reste plus qu’a espérer qu’un jour, la production indienne de Sportster Iron, Low et 48 ne déferlent pas sur le reste du monde.

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Viper Motorcycle acquiert Precision Metal Fab Racing

Je vous entend d’ici dire, mais c’est qui ce « Viper Motorcycles », et c’est qui PMFR. Du coup, vous n’en avez rien à faire. Pas de panique, je compte bien vous présenter les protagonistes, et ce billet me permet aussi de vous présenter une autre marque de V-Twin U.S.

Viper DiamondbackViper Motorcyle, est un constructeur de cruiser équipé de moteur v-twin, version musclée. Pour preuve, la compagnie propose un supercruiser nommé Viper Diamondback dont vous avez certainement croisé les images en pensant qu’il s’agissait d’un énième concept-bike. Ce deux roues est équipé d’un moteur à carburateur Ilmor de 153ci (soit la bagatelle de 2507cm3) affichant « à peine » 117chevaux, entièrement chromé, à refroidissement air, avec un couple hors du commun et une puissance d’enfer conférée à la poignée droite de l’engin équipé de ce dernier.

Ilmor 153ciEn août 2011, était annoncé un accord commercial avec Absolute Investments pour distribuer la marque vers ce nouvel eldorado qu’est devenu l’Inde mais aussi le Moyen-Orient. En fin d’année 2011, un accord avec AMV Motorcycles était passé avec Viper Powersports, dont Viper Motorcycle est une filiale, pour une importation vers l’Angleterre et le reste de l’Europe. On devrait donc pouvoir envisager de croiser ce monstre produit en (petite) série sur nos route européenne, voir française, mais je ne voudrais pas trop m’avancer, entre les normes de pollutions ou la puissance, et d’autres détails qui m’échappent.

Hier, le constructeur de supercruiser d’Alabama annonçait le rachat de Precision Metal Fab Racing, basé dans le Minesota, qui produit des pièces très hautes performances destinées essentiellement aux dragsters deux roues surgonflés. Spécialisé sur la partie cycle, PMFR dispose dans son catalogue de quoi accompagner le moteur de Ilmor.

Les présentations sont faites, on devrait avoir logiquement des news sur ce constructeur qui avec un seul modèle au catalogue, affiche déjà de grandes ambitions.

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Royal Enfield: le constructeur indien qui s’assume, et qui monte

La société anglo-indienne s’apprête à fêter ses 119 bougies, et même avec cet âge incroyable pour une telle firme, et un destin hors du commun, la marque ne s’est jamais aussi bien portée.

Usine Royal Enfield Inde - Thierry Butzbach - Copyright ©2007

Photo Thierry Butzbach – Copyright ©2007

Avec 74 600 motos vendues en 2011, soit une augmentation de 40% par rapport à l’année précédente, la production a été entièrement absorbée par les trois sites situés dans la région de Tamil Nadu dont les installations affiches 57 ans au compteur.

Avec 30 millions de $ investis sur l’année fiscale 2012, les usines Royal Enfield feront peau neuve et se préparent à doubler leurs capacités de production. Cette fois ci, ce n’est pas une rumeur, mais Reuters qui le dit.

Photo d'une Royal Enfield Bullet Classic Noir Chrome

Royal Enfield Bullet Classic noir chrome

Cette croissance vise essentiellement le marché local indien, qui pour l’année 2011 à vue le nombre de deux roues motorisés atteindre la barre des 10 millions d’unités pour ce seul petit bout de continent. Il faut avouer que le constructeur local possède un avantage de poids, l’argument financier qui fait qu’une entrée de gamme Royal Enfield est 5 fois moins chère que l’entrée de gamme chez Harley-Davidson, même si je vous l’accorde, la comparaison entre une Bullet et un Sportster est compliquée, à ce prix, rouler en indien devient certainement envisageable.

Royal Enfield indique que les clients auront un délai d’attente de 6 à 9 mois avant de pouvoir enfourcher leurs Bullet ou ses dérivés en attendant la fin des travaux.

Avec de tels chiffres, et avec de telles ambitions, Royal Enfield ne semble pas prêt à finir ses jours dans un musée comme toutes ses grandes enseignes classiques anglaises, qui n’ont malheureusement pas su s’adapter au marché pour survivre.

Source: Reuters.com
Photos: Royal-Enfield.fr